Rester zen quand on parle en public

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Rester zen quand on parle en public

Quand j’ai commencé à travailler, je tombais systématiquement en admiration (voire en extase, si si) devant les personnes qui parlaient en public sans papier, sans peur et avec une sympathique aisance ! Je les ai donc observées, étudiées. J’ai tout passé au crible : posture, jambes, mains, regards, rythme des mots, ton. Parce que moi en fait, j’étais plutôt du genre timide et orgueilleuse. Alors, jeune, parler en public était un stress qui me saisissait longtemps avant l’intervention orale (souffle court, joues pourpres, mains moites, langue collée au palais, déglutition aléatoire, excitation suspecte).

Tout m’embarrassait : que faire de mes mains, de mes jambes, de mes bras, bref de tout ce corps devenu si encombrant tout à coup ?…. un stress que je trouvais ridicule, idiot et terriblement pénalisant.

Aujourd’hui, au fond je n’ai pas changé, mais la forme, elle, elle s’est (comment dire) significativement détendue.

Car, je me suis formée et j’ai pratiqué, pratiqué, pratiqué.

Je me jetais sur toutes les occasions pour parler en public. Je le faisais, toujours persuadée que j’allais me noyer, de façon volontaire… mais quand même désespérée : animer des conférences, donner des cours en amphi, assurer les lectures à la messe, faire des spectacles, conduire les chants à l’aumônerie, intervenir lors de salons, le faire en français en anglais. Bref, me mettre en danger en toutes occasions, me trouver souvent nulle ou pathétique, ou les 2 et par moments… pas si mauvaise….

On le comprend bien : si le fond est important, travailler la forme est primordiale pour réussir à convaincre.

Voilà maintenant mes 5 astuces, celles qui m’ont vraiment aidée :

1- maîtriser son sujet. Si le fond est maîtrisé, vous serez disponible et concentré pour faire attention à la forme.

2- travailler l’introduction et la conclusion

L’introduction : pour attirer l’attention et susciter la sympathie de son auditoire (opening joke, témoignage…)

La conclusion : pour marquer son auditoire et pousser à l’action

3- scanner lentement la salle avec son regard (de gauche à droite, de haut en bas, de droite à gauche… pour n’oublier aucune personne placée aux extrémités de la salle) et ce tout au long de l’intervention

Eviter de fixer son regard sur une seule personne.

Montrer que l’on parle personnellement à chacun

4- planter ses pieds au sol, comme si on était enraciné, lourdement ancré

Eviter de danser, tanguer, se balancer d’un pied sur l’autre car cela démontre une certaine fébrilité et donc amoindrit la portée du discours et réduit la crédibilité de l’intervenant.

Une fois le bas du corps bien fixé au sol, le haut du corps se détendra. Penser à lâcher les épaules et les bras, laisser les mains se placer et bouger naturellement.

5-répéter, répéter, répéter.

Multiplier les occasions de vous exercer car

« Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. Aussi l’excellence n’est-elle pas un acte mais une habitude. » Aristote

NB : Attention rester zen, n’est pas comme le vélo. Ca s’oublie…mais après un peu de pratique, ça revient vite.

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