Stratégie Océan Bleu : le principe 1/3

W.Chan Kim et Renée Mauborgne professeurs à l’INSEAD exposent, dans leur ouvrage « Stratégie Océan Bleu »  une vision de la stratégie d’entreprise alternative à la traditionnelle démarche de Michael Porter.

Dans les années 80, Michael Porter, professeur et chercheur à l’université Harvard, a défini et formalisé 3 stratégies d’entreprise génériques: la domination par les coûts, la différenciation par le produit, la différenciation par un marché-niche (appelée aussi stratégie de focalisation).

D’après les auteurs de ce livre, une entreprise poursuit son développement sur son marché traditionnel en choisissant toujours entre deux options: baisser ses coûts ou se différencier. Et elle s’épuise.

Car les marchés connus, sont de plus en plus concurrentiels (ils sont appelés ici « Océans Rouges »), c’est une guerre commerciale sanglante qui s’y pratique, dont les conséquences sont: faillites, fusions ou délocalisations.

Le principe de la « Stratégie Océan Bleu » est de sortir les entreprises de la logique de compétition, par la création d’un nouveau marché et une redéfinition de la valeur pour le consommateur. Ces nouveaux marchés, où la concurrence n’existe pas, sont appelés « Océans Bleus ».

Les auteurs ont réussi à modéliser les pratiques des entreprises qui ont créé des « Océans Bleus ».

La « Stratégie Océan Bleu » invite à casser les codes et les modes de pensée. En changeant les données du marché traditionnel, elle propose une méthodologie pour créer une offre innovante, à valeur utile pour le client final.


Un exemple qui illustre cette stratégie est celle du ‘Cirque du Soleil’, entreprise québécoise, créée en 1984 par deux artistes de la rue. Ils ont réinventé le cirque, en créant un spectacle alliant esthétisme et féerie, un univers sophistiqué unique et enchanteur (musique, costumes, décors, thème utilisé comme un fil rouge), une nouvelle scénographie mêlant les codes du théâtre et du cirque (chapiteau, pas d’animaux, acrobaties, jeux de scènes), s’adressant à une clientèle jusque là ignorée du cirque traditionnel (clientèle d’adultes urbains aisés). Bref, un bel exemple de rupture de codes.

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